Ces Vosgiens qui font bien

Ces Vosgiens qui font bien

Sabrina a créé son salon de coiffure « Sensation Détente » à Remiremont il y a 4 ans. Prônant les produits biologiques et naturels pour les shampoings/colorations, Sabrina est désormais engagée dans le recyclage de cheveux. Rare coiffeuse sur les Vosges à adhérer à l’association pour le recyclage de cheveu, Sabrina souhaite voir se développer ce concept auprès des autres coiffeurs.

 

Sabrina s’investit dans son salon pour fournir un service irréprochable et dans une démarche éco-responsable à ses clients.

 

Situé à 2 pas de la Place de Lattre Tassigny à Remiremont, le salon de coiffure Sensation Détente de Sabrina offre une atmosphère cosy et nature. Depuis 4 ans maintenant, Sabrina propose un concept original à ses clients : un salon de coiffure bio dédié au bien-être. « Je souhaitais créer un lieu de détente au sein duquel les clients pourraient profiter de tout ce que la nature peut leur offrir comme service ». La première démarche de Sabrina a été de bannir les produits chimiques pour laisser place à des produits issus exclusivement d’une entreprise éco labelisée et éco certifiée : Hair Borist.

« Je souhaitais créer un lieu de détente au sein duquel les clients pourraient profiter de tout ce que la nature peut leur offrir comme service. »

Colorations végétales, soins et shampoings au naturel, avec des huiles essentielles sont les premiers services que Sabrina propose dans son salon. Mais pas seulement !

Depuis le mois de septembre, Sabrina a décidé de faire recycler les cheveux coupés de ses clients : « c’est un des rares déchets que je jette, j’ai donc cherché une alternative pour qu’ils soient valorisés ». Sabrina a donc adhéré à l’association pour le recyclage des cheveux Coiffeurs Justes*. Elle profite ainsi de sacs de collecte de cheveux qu’elle renvoie à l’association afin qu’ils soient recyclés. Ces cheveux pourront devenir :

  • Un fertilisant (les cheveux sont effectivement activateurs de compost)
  • Un isolant ou un renforçateur de béton
  • Un filtre pour les eaux et pour les hydrocarbures
  • Un répulsif naturel dans les champs d’agriculture pour éloigner les animaux sauvages de la culture.

 

« Il faut savoir que les cheveux peuvent être réutilisés jusqu’ à 8 fois tant ils sont résistants »

 

Sabrina envoie environ 1 sac de 3 kg de cheveux par mois à l’association Coiffeurs Justes, ce qui représente environ 220 coupes de cheveux. Ce que Sabrina souhaiterait : voir se développer ce concept de recyclage de cheveux auprès des autres coiffeurs vosgiens. « Il n’y a pas d’effort considérable à faire pour recycler les cheveux. En développant cette idée, cela permettrait de simplifier les démarches de collecte ou de réaliser des partenariats avec les agriculteurs locaux pour préserver leurs champs ».

Afin d’enrichir son offre, Sabrina met en avant régulièrement des alternatives : désormais elle propose des produits de maquillage naturels, des brosses à cheveux biodégradables* et même un bar à shampoing. En effet, en proposant aux clients de venir avec leur contenant pour acheter leur shampoing, Sabrina a déjà réduit de 50% sa production de déchets.

 

« Les clients adhèrent à 100% ! Ça permet même à certains de s’interroger davantage sur leur propre création de déchets. »

 

Sabrina offre donc à ses clients un instant de bien-être tout en respectant les particularités de chacun. En étroite collaboration avec un oncologue, une psychologue bio énergéticienne et sa communauté de coiffeurs naturels, Sabrina propose des soins adaptés tout en restant dans une démarche éco-responsable.

 

 

*http://coiffeurs-justes.com
*à base de fécule de mais

A force de rencontrer des Vosgiens investis dans le zéro déchet et dans une démarche éco-responsable, nous avons souhaité les mettre à l’honneur à travers des portraits. Merci à vous de participer à la réduction des déchets dans les Vosges à travers vos actions et vos initiatives quotidiennes. 

 

Vous faites partie de « ces Vosgiens qui font bien » ? N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact en nous expliquant quelles sont vos initiatives personnelles ! 

L’équipe d’Évodia a rencontré Olivier lors de la Journée Zéro Déchet Zéro Gaspi. Déjà clairement sensibilisé au Zéro Déchet, Olivier applique ces astuces, et ça, aussi bien dans sa vie personnelle que dans son activité professionnelle. Coup d’œil sur le quotidien quasi minimaliste d’Olivier.

Olivier et sa famille vivent à Pouxeux où se trouve également les locaux de l’entreprise d’Olivier. Ensemble, ils participent activement à la réduction des déchets que ce soit à la maison ou au travail !

Commis d’un jour du chef Cyril Rouquet lors de la journée Zéro Déchet Zéro Gaspi d’Évodia, Olivier en connait déjà tout un rayon pour limiter le gaspillage et la production de déchet. Mais comme il le dit si bien, « tout est bon à prendre et à apprendre lorsqu’il s’agit du zéro déchet. » Car, en tant que professionnel dans le secteur du BTP, il sait qu’il y a des efforts à faire sur la gestion des déchets. Pourtant, déjà plusieurs actions sont mises en place dans l’entreprise qu’Olivier gère : refuser tout prospectus et catalogues de fournisseurs qui ne seront de toute façon pas lus, limiter le stock trop important de matériel, faire réparer au maximum le matériel utilisé par des entreprises locales, recycler ou réemployer les matériaux encore utilisables. Il existe également certains matériaux dits polluants qui ne peuvent pas être apportés en déchèterie (comme les enrobés* par exemple) qu’Olivier recycle en le concassant pour en faire un nouveau matériau utilisable en remblai*.

« J’incite mes salariés à se rendre compte des avantages à réemployer les matériaux de chantier, c’est devenu une habitude de faire ainsi maintenant. »

Une fois la journée de travail terminée, Olivier ne quitte pas sa démarche anti-gaspi ! Il retrouve ses poules : « elles commencent à être mal nourries » plaisante Olivier, « il faut dire qu’on ne produit quasiment plus de restes alimentaires ». En réalisant lui-même ses produits ménagers, en privilégiant les circuits courts en allant se ravitailler chez nos partenaires Les Jardins de Cocagne* et en réalisant même ses produits au naturel pour soigner les douleurs diverses, Olivier peut être considéré comme un expert en zéro déchet. Mais bien sûr, il souhaite encore plus développer cette démarche au sein de son quotidien ce qui, à coup sûr, arrivera !  

 

En France, les déchets du BTP représentent 227 millions de tonnes, soit 5 fois plus que les ordures ménagères (source : Environnement magazine). Pour exemple, dans les Vosges, 227 tonnes de gravats inertes ont été déposés en déchèterie.  

*mélange de graviers, de sable et de liant hydrocarboné
*matériau de terrassement utilisé pour surélever un terrain par exemple
* « Les jardins de cocagne » est une structure au sein duquel le cœur de métier est la culture et la récolte de légumes certifiés biologiques. Il est possible d’accéder à des aliments de saison et entièrement biologiques sous forme de panier dans leur établissement à Capavenir Vosges.

Anaelle et Wendy aiment chiner, leur garde-robe le prouve ! Aucun vêtement acheté en magasin standard : tout vient des friperies et boutiques mettant en avant le réemploi et la seconde vie ! Bravo les filles !

Anaelle et Wendy, sœurs jumelles de 21 ans, vivent à Saint-Nabord. Anaelle vient de terminer sa première année de licence Info-Com tandis que Wendy travaille au rayon « textile » d’un supermarché en attendant le début de son apprentissage pour devenir tatoueuse.

Tout a commencé avec le défi « Rien de neuf »* : « c’est une remise en question qui implique d’observer sa façon de consommer et les choix d’achats que l’on fait » précise Anaelle. Le premier pas franchi a été de bannir le démaquillant et les cotons à usage unique de leur salle de bain. Ensuite, les choses se sont faites naturellement. En essayant de ne plus rien acheter de neuf, les deux sœurs ont trouvé leur bonheur chez ABRI* « C’est une vraie satisfaction personnelle de réellement choisir ses vêtements dans un intérêt écologique. Dans mon travail, je vois la quantité de déchets causés par les vêtements qui sont suremballés et qu’on sait qu’ils seront à peine portés ! ». Au-delà des avantages économiques, s’habiller dans les friperies permet de trouver des pièces originales, en dehors de la mode et de l’industrie actuelle du textile. « Et si un vêtement nous plait vraiment mais qu’il n’est pas à notre taille, on fait un peu de couture pour faire en sorte qu’il finisse par l’être ! » s’amusent-elles.

« C’est une vraie satisfaction personnelle de réellement choisir ses vêtements dans un intérêt écologique. »

Aujourd’hui, les proches d’Anaelle et de Wendy s’habituent et s’adaptent à leur mode de vie et à leurs convictions : « Désormais, nos amis nous offrent des cadeaux d’occasion et ils les emballent même dans du tissu pour limiter au maximum les déchets ». Même si persistent certains préjugés sur les friperies et les vêtements d’occasion, Anaelle et Wendy réussissent à convaincre leurs proches des avantages de renouveler sa garde-robe dans des magasins de seconde main.

En France, les achats de vêtements de seconde main attirent de plus en plus de personnes. Pour preuve, l’application Vinted (permettant de vendre et/ou d’acheter des vêtements à petit prix) gagnent environ 23 000 utilisateurs par jour en France (source : Le Monde). Dans les Vosges, trois friperies ont vu le jour depuis la reprise de la filière textiles par Évodia en 2013. Pour plus d’informations sur ces friperies, consulter la carte des recycleries.

 
*le défi « Rien de neuf » de l’association Zéro Waste propose de préserver les ressources de notre planète en essayant d’acheter le moins d’objets neufs possible. Cette association met à disposition de nombreux outils pour se poser les bonnes questions avant un achat.
*entreprise de Saint-Nabord qui propose différents objets de seconde main comme des meubles, de l’électroménagers ou des vêtements.